Par Damien B, mercredi 29 août 2007 à 07:56 | Société | #104 | rss | Pas de note
Je ne vais pas revenir en long, en large et en travers sur la fameuse histoire des bourrelets retouchés de Nicolas Sarkozy par Paris Match, d'autres l'ont déjà fait bien mieux que moi (Lagardère écoule son surplus de slim-fast à Paris-Match (Ma France de demain, 23/08/2007)).
Cependant, je viens de trouver deux articles qui font deux parallèles qui, s'ils vont sûrement être tirés par les cheveux pour certains, mettent bien en valeur l'engrenage auquel peut conduire la retouche photo. Je finirai pas l'interview de Frédérique Deschamps, chef du service photo du Monde, qui trouve que la retouche photo est une limite infranchissable.
China Airlines masque le nom et le logo de la compagnie sur la carcasse d'un 737 après un crash
Devinette : quelle différence entre les bourrelets de Nicolas Sarkozy et un crash de China Airlines ?
Réponse : en matière de communication, pas des masses.
La suite ici : Petites retouches entre amis (Irène Delse, 23/08/2007)
Nicolas Sarkozy et le syndrome Gorbatchev
Souvenez vous, c'était en URSS, au temps de Mickaël Gorbatchev. Bon tout le monde ne peut pas se souvenir de cela, il fallait être né !
Cherchez l'erreur sur ces deux photos ! Un indice : surveillez la piste d'atterissage pour les mouches ! La réponse se trouve plus bas !
Il doit y avoir des nostalgiques de l'étoile rouge et de ses méthodes ... Paris Match par exemple...
Pour voir les photos de Gorby et avoir la suite de l'article, par ici : Nicolas Sarkozy et le syndrome Gorbatchev (Sarkostique Blog, 23/08/2007)
Relance du débat sur la retouche d'images
Rue89 profite de cet histoire pour faire un point sur la retouche informatique des photos de presse.
"Chez nous, dit Frédérique Deschamps, chef du service photo du Monde, on ne fait jamais de retouche, quelle qu'elle soit. C'est la règle. Même assombrir un fond par exemple, on ne le fait pas, car nous considérons que c'est mettre un doigt dans l'engrenage et alors on ne s'en sort plus." Même principe dans les autres quotidiens. [...]
Le moindre manquement à la règle est durement sanctionné. L'été dernier, pendant le conflit libanais, un photographe de Reuters a été licencié par l'agence britannique pour avoir grossi numériquement un panache de fumée noire sur une de ses images, histoire de faire "plus guerre".
N'oublions pas comment la réalité peut être déformée par un ordinateur (voir la vidéo ci-dessous), tachons de faire en sorte que ce genre de pratique ne se généralise pas, ce serait une porte ouverte à tous les abus où seul certains posséderaient l'information original (ce qu'on appelle aussi censure).










merci pour ces informations
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