Par Damien B, mercredi 18 juillet 2007 à 13:06 | Economie | #75 | rss | Pas de note
Libération et le Canard enchaîné nous apprennent que Nicolas Sarkozy n'a pas dégagé un consensus autour de sa politique économique vis-à-vis de ses collègues européens :
Le président de la République, lors de la conférence de presse [...] a affirmé que tout s’était bien passé - «il y a eu un consensus assez général de satisfaction» - et que ses partenaires lui avaient donné quitus pour sa politique économique. Les médias français, à la différence des journaux étrangers, ont globalement répercuté ce message.
Or la réalité est un tantinet différente. [Sarkozy] s’est fait au contraire sérieusement sermonner par l’ensemble des ministres des Finances présents, sans égard pour son rang, et il a dû prendre toute une série d’engagements pour les rassurer. «Nicolas Sarkozy ne s’attendait manifestement pas à cette levée de boucliers», raconte un témoin : «Cela a été un feu nourri contre la France. Tous les ministres se sont exprimés pour lui dire leur inquiétude.»
Un accrochage tendu a même eu lieu avec Peer Steinbrück, le grand argentier allemand, furieux de voir la France distribuer 13 milliards de cadeaux fiscaux et renvoyer l’équilibre des comptes publics à 2012, à la fin du quinquennat, alors que les treize pays de la zone euro se sont engagés en avril dernier sur la date de 2010. Le ministre l’a dit sans fioriture, comme à son habitude, mettant en doute la volonté de Sarkozy d’accomplir de vraies réformes structurelles.
[...]
L’Italien Tommasso Padoa-Schioppa, qui est déjà sous la pression d’une partie de sa coalition pour relâcher les efforts budgétaires, lui a aussi fait remarquer qu’il fallait tenir le cap, sinon la tâche des autres pays n’allait pas être facilitée. «Nicolas Sarkozy a dû lâcher du lest, alors qu’il ne comptait manifestement pas le faire», poursuit ce témoin.
[...]
Jean-Claude Juncker a donc enfoncé le clou mercredi devant le Parlement européen : «Nous insistons sur notre exigence que la France, comme les autres États membres de la zone euro, doit être au rendez-vous du moyen terme au 1er janvier 2010.» Bref, encore une fois, Nicolas Sarkozy a parfaitement maîtrisé sa communication.
"Eurogroupe : douze ministres en colère contre Sarkozy" (Libération, 13/07/2007)
On est loin de l'image présenté par les médias français après la réunion :
La journée a été fructueuse pour Nicolas Sarkozy lundi à Bruxelles. [...] Jean-Claude Junker, s'est dit, au nom des treize, "rassuré". [...] A sa droite, Nicolas Sarkozy savoure.
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Merci à Juan de Sarkofrance pour cette information que j'avais loupée









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Monsieur Nicolas Sarkozy devrait revoir tout son systéme de communication, en apparence il est très mal conseillé, une grande union de l'Europe est très importante.
et le temps n'aidant pas la situation n'as pas évolué d'un poil...
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