Il est courant d'entendre de la part de certains chefs d'entreprises ou hommes politiques, voir même d'écologistes, que la croissance de l'économie et l'écologie ne font pas bon ménage.

Or, The Wall Street Journal, cité par Courrier Internationnal dans cet article revient sur la politique volontarisme d'économie d'énergie du Danemark (attention, l'article est payant).

Ainsi, on nous apprend que le Danemark n'a pas augmenté sa consommation d'énergie durant ces 30 dernières années alors que son PIB a plus que doublé ! Pour comparaison, les USA ont multiplié par 4 leur PIB et ont augmenté leur consommation d'énergie de 40% !

En moyenne, un Danois consomme 6 600 kilowattheures chaque année, contre 13 300 pour un Américain.

Le gouvernement danois taxe ainsi fortement toutes les entreprises pour leur polution. Certaines n'y ont pas survécu car les investissements pour être plus propres sont assez importants, mais toutes celles qui ont passé ce cap ont maintenant un temps d'avance sur leurs concurrentes européennes.

Qu'attendons nous pour agir ?

Surtout que Nicholas Stern, ancien économiste de la Banque mondiale qu'on ne peut donc pas traiter de babacool rêveur gauchisant, a tiré la sonnette d'alarme : si on ne fait rien, cela coutera beaucoup plus cher que si on agit !

Si rien n’est fait pour contrer le phénomène du réchauffement, l’économie mondiale en souffrira. Elle connaitra une récession «d’une ampleur catastrophique». Le coût de ces conséquences est estimé à 5 500 milliards d’euros. S’il n’est pas endigué, le réchauffement climatique va entraîner un «ralentissement très grave» de l’économie mondiale.

Source : RFI

Et concrètement, le réchauffement, ça donne quoi ?

Il devient d'autant plus urgent de prendre conscience que la sécheresse frappe encore à nos portes. Le sud de la France est déjà touché et on a eu un mois d'avril de tous les records ! Enfin, jusqu'à celui de l'an prochain :-/

En discutant avec une personne de ma famille qui travaille dans les vignes de Champagne, j'ai appris qu'on y trouvait maintenant des insectes qui étaient avant réservés au sud de la France ! Le réchauffement climatique est là, ce n'est pas seulement une vague prévision de scientifique pour les siècles à venir !

Et le gouvernement dans tout ça ?

L'Alliance pour la Planète qui regroupe un ensemble d'associations écologiques allant de Max Havellar à la Fondation Nicolas Hulot en passant par le WWF et Greenpeace a noté les programmes politiques des candidats à la présidentielle en ce qui concerne les actions pour l'environnement. Voici les résultats (notes sur 20) :

Dominique Voynet : 17,5

José Bové : 16

Ségolène Royal : 16

Olivier Besancenot : 13,5

François Bayrou : 13

Marie George Buffet : 9,5

Nicolas Sarkozy : 8,5

Philippe de Villiers : 7

Arlette Laguiller : 6

Jean-Marie Le Pen : 6

Frédéric Nihous : 6

Gérard Schivardi : programme non évaluable

Et si l'opposition entre la volonté de protéger d'un côté et la nécessité de créer des richesses n'étaient pas seulement une vision très très court terme. Evidement, cela coûte cher à une entreprise de mettre aux normes ses chaînes de production mais est-ce qu'il ne faut pas voir plus loin : l'environnement peut être une source de création de richesse énorme. Il peut y avoir un énorme potentiel de création d'entreprises spécialisées dans les productions, transports et conceptions écolos. Est-ce que ce n'est pas au gouvernement, comme cela a été fait au Danemark, d'encourager voir de forcer les entreprises à prendre ce virage ?

Les présidentielles sont passées, mais il reste maintenant les législatives. C'est là que se joue la politique du prochain gouvernement !

Pensez-y avant d'acheter votre prochaine voiture ! Pensez-y avant de préférer faire 1 km en véhicule plutôt qu'à pied pour aller chercher du pain ! Pensez-y avant de faire des économies de bouts de chandelles sur l'isolation de votre prochain logement ! Pensez-y avant de voter !

Un peu de lecture

RFI a un très bon dossier sur son site internet : http://www.rfi.fr/actufr/pages/001/page_179.asp

Un blogueur engagé :

+4 degrés en avril : anomalie ?

Sécheresse en australie